Après les murs végétalisés, les murs en algues

jeudi 21 mars 2013 | GB
L’Etat vient de donner un coup de pouce à un projet de biofacades en microalgues, écologique et économique. Il pourrait être testé dans l’ouest de la France, à Nantes.

Des murs verts d’un nouveau jour. C’est ce que promettent les biofaçades à microalgues, qui commencent à pousser dans l’Hexagone. Et que l’Etat encourage. Le  groupe Séché environnement (Laval, 53) a annoncé, mardi 19 mars 2013, avoir obtenu des aides publiques d’un montant de 1.7 million d’euros pour son projet baptisé Symbio2. Un joli coup de pouce pour soulager le coût prévisionnel d’une expérience estimée à 4,9 millions d’euros, explique Presse Océan. 

Une biofaçade en microalgues, qu’est-ce-que c’est ? C’est un peu la deuxième peau d’un bâtiment : sur le mur le plus exposé au soleil serait installé des "photoréacteurs", c’est-à-dire des panneaux ultrafins de cinq centimètres d'épaisseur où sont cultivés des microalgues, explique Le Moniteur, site d’information spécialisé dans le BTP.

L'algue, l'avenir des murs ? | Photo DR

L’intérêt de cette double peau ? Il est double. Même triple. D’une part, les microalgues cultivées sur la façade permettrait, selon ses concepteurs, de réduire "de plus de 50 % les consommations de chauffage, en hiver, et de rafraîchissement, en été, par rapport à un bâtiment standard", rapporte, là encore, Presse Océan. 

D’autre part, les microalgues produites peuvent ensuite être récoltées pour le marché des compléments alimentaires à haute valeur ajoutée, mais pas pour produire de l'énergie, cela gaspillerait le potentiel de ces algues, explique le site du quotidien local.

Enfin, cette double peau vivante et productive permettrait à de nombreux bâtiments, en neuf comme en rénovation, d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement, et d’être conformes à la nouvelle réglementation thermique 2012, généralisée à tous les bâtiments au 1er janvier.

Un projet similaire utilisant des microalgues, est actuellement en cours de développement par la start-up française Ennesys, basée à Nanterre, rappelle Le Moniteur. Quant au projet de Séché environnement, il pourrait être installé, "en fonction des résultats des études en cours", sur les murs de l’incinérateur Alcéa de l’entreprise, à Nantes.

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SymBio2 est un projet collaboratif et innovant

Il est à noter que le projet SymBio2 est un projet collaboratif, porté par Séché Environnement, et rassemblant:
- X-TU Architects, inventeur du concept de biofaçade (2008) et initiateur du projet
- OASIIS, BET Environnemental
- AlgoSource technologies, BET spécialisé dans l'ingénierie de systèmes de culture contrôlée de microalgues
- Le Laboratoire du Génie des Procédés Environnement Agroalimentaire (Université de Nantes, Ecole des Mines de Nantes, ONIRIS, CNRS)

Par ailleurs, le projet de la Start-Up Ennesys n'est pas du tout similaire: le concept de biofaçade SymBio2 conçu par X-TU vise à assurer la régulation thermique la plus passive possible des microalgues - et du bâtiment - en s'appuyant sur les dernières avancées en terme d'enveloppes de bâtiments à haute performance environnementale. Ceci permet d'adresser le principal poste de coût de revient des cultures de microalgues - et de contribuer à la performance énergétique et environnementale du bâtiment.

L'approche d'Ennesys consiste uniquement à poser des photobioréacteurs directement sur le bâtiment, sans ce gain thermique atteint par les biofaçades. Le bilan énergétique des deux procédés ne sera pas comparable, et nous pourrons très prochainement grâce à notre banc d'essai SymBio2-BOX en faire la démonstration.

Enfin, il est à noter que la start-up Ennesys annonce des productivités (150 T/ha) qui sont tout simplement fausses: le maximum en France est aux alentours de 30 T/ha avec les meilleurs photobioréacteurs (voir Theoretical investigation of biomass productivities achievable in solar rectangular photobioreactors for the cyanobacterium Arthrospira platensis). En conséquence, leur promesse de réduire les consommations énergétiques des bâtiments de 80% ne tient pas debout.

 

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