La Boîte

vendredi 8 oct. 2010 | Amelie Roux
Après la «Malouinière», place au «Loft malouin». Au fond d'un loft, face à la mer, une famille dort dans une boîte.
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Le bâtiment | Photo Amélie RouxUn espace libéré | Photo Amélie RouxVers la mer | Photo Amélie RouxPlage du Sillon | Photo Amélie RouxUne boîte... | Photo Amélie Roux...quasiment ouverte... | Photo Amélie Roux...ou complètement fermée! | Photo Amélie RouxVers l'entrée | Photo Amélie RouxLe premier escalier | Photo Amélie RouxLe deuxième escalier | Photo Amélie RouxLa cuisine ouverte | Photo Amélie RouxVers l'espace des parents | Photo Amélie RouxLa salle de bain des parents | Photo Amélie RouxLa chambre des parents | Photo Amélie RouxA l'étage... | Photo Amélie RouxLes chambres | Photo Amélie RouxLe bureau | Photo Amélie Roux...et sa vue! | Photo Amélie RouxLa marque de fabrique | Photo Amélie Roux...dédié à la détente! | Photo Amélie RouxEléments de mobilier... | Photo Block...intégrés... | Photo Block...à la structure de la boîte | Photo BlockUn détail de porte | Photo BlockL'effet miroir, à la manière du sable mouillée | Photo Block Un moment d'intimité | Photo Amélie Roux

La mer à perte de vue, un espace libéré et une boîte : voici le premier contact visuel avec le loft de Virginie, Rodrigue et leurs deux enfants. Le couple vit à Londres, dans le quartier de Hampstead mais c’est à Saint-Malo qu’il pose ses valises pour les vacances. L’appel des racines et du grand large a guidé leur choix. Virginie a d’ailleurs de la famille dans les environs.

Le lieu

A Saint-Malo, face à la grande plage du Sillon, ils dégotent un ancien bureau complètement cloisonné dans un bâtiment qui fût, au début du XXème siècle, un hôtel grand luxe. Pas vraiment séduisant. Il révèle cependant un réel potentiel avec 4m10 de hauteur sous plafond et 190 m² de surface au sol. Du premier étage, la vue sur la plage et la mer est imprenable. Ils signent ! 
Le couple confie alors la réorganisation spatiale à l’agence d’architecture Block, basée à Nantes. Virginie le confie, « mon voeu principal était de faire une réalisation spectaculaire mais il fallait gérer le problème de la lumière ». En effet, l’appartement totalement décloisonné s’étend sur une profondeur d’environ 25 mètres. Deux zones s’identifient tout de même par la présence de deux gros poteaux structurels. L’espace n’est éclairé que par les baies tout hauteur, vue sur mer, et trois fenêtres placées côte à côte au fond de la surface.

La boîte

L’idée d’une boîte cosy regroupant les pièces d’eau et les chambres est très vite venue. Ce choix permettait ainsi de libérer une pièce de vie spacieuse et complètement orientée vers la mer. Restait à définir son organisation et son identité.
La Boîte, d’une longueur d’environ 10 mètres sur une largeur de 6 mètres, devait être éclairée au maximum par la lumière naturelle. Elle fut donc calée le long des fenêtres existantes. L'espace accueille au rez-de-chaussée la cuisine, deux chambres, deux salles de bain, un dressing, et deux toilettes. Ces pièces profitent de la lumière naturelle, excepté pour la salle de bain parentale qui bénéficie d’un second jour grâce à un vitrage translucide.
L’étage en enfilade, desservi par deux escaliers se compose de deux chambres et d’un bureau. Ces espaces ont été dessinés de manière à recevoir également la lumière naturelle. Le bureau avec une grande percée profite de la lumière des grandes baies et de la vue sur mer. Les chambres ont été traitées comme des mezzanines, elles surplombent les chambres du rez-de-chaussée profitant ainsi de la lumière naturelle; leur intimité a été préservée par une cloison en Leno d’environ un mètre de hauteur surmontée de fenêtres métalliques.

La coque de la boîte

Plusieurs formes et matériaux ont été suggérés afin de lui créer une identité. « Une boîte lumineuse avec des néons recouvert d’un matériau translucide, type plexiglass ou polycarbonate me plaisait particulièrement », reconnaît Virginie. Pour des raisons techniques, ce fut une structure en bois massif cubique qui fut retenue. Block fait alors appel à la société Perspective Bois, spécialiste en construction bois.
Brice Roussel, gérant de la société confirme : « les panneaux LENO, en bois massif, servent de structure et de plancher. Ils permettent ainsi de garder une hauteur sous plafond plus importante qu’avec un plancher classique. » La mise en oeuvre fut tout de même compliquée. Habitué à travailler en extérieur avec des grues, le personnel de la société a dû acheminer à bout de bras dans l’appartement, les dix tonnes de bois nécessaires.

A l'intérieur de la boîte

Les éléments de menuiserie ne font plus qu’un avec la boîte, laissée brute. Cette étape du projet fut confiée à l’agence Metalobil qui utilisa les panneaux structurels en Leno comme éléments d’aménagements. Ainsi le placard au rez-de-chaussée, invisible, se glisse dans le couloir ; la baignoire semble s’extraire de la structure, tout comme les placards des chambres. Un soin particulier a été apporté à la réalisation des portes qui devaient s’inscrire dans l’épaisseur des panneaux structurels (10 cm). Cependant le plus grand challenge se trouvait dans la réalisation de la porte de 380 kg qui ferme complètement la boîte coté espace de vie.

Un espace libéré

Une fois la boîte réalisée, il fallait intimer de la convivialité à ce grand espace vide. « Etant donné la vue, Block voulait que cet espace soit en total continuité avec la plage » explique Virginie. Pour ce faire, une résine brillante marron a été posée au sol. L’illusion fonctionne. Cet effet miroir est identique à celui rendu par le sable humide lorsque la mer est retirée. Cet ensemble très contemporain a ensuite été meublé par Virginie et Rodrigues. «Certains meubles comme la table à dessin ont été chinés, d’autres viennent de designers». Ces choix créent des zones bien distinctes : le salon, la salle à manger, l’espace détente. Ce dernier, le plus utilisé, est rendu intime par les deux grands poteaux structurels. Il bénéficie de la proximité avec la plage et la mer. « On est tout le temps là », confie Solal, l’aîné des enfants. L’endroit est spectaculaire mais la famille n’y vit pas comme dans un musée : « nous nous sommes pleinement appropriés le lieu ». Et pour cause. Un dernier coup d’œil : Solal, attablé devant son goûter, Virginie berçant Gaspard le petit dernier et Rodrigues, dans un transat, lisant le journal. Une famille dans leur loft malouin, face à la mer, un jour de vacances ordinaire.

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