« Bachelorette », faussement trash

« Bachelorette », faussement trash

« Bachelorette », faussement trash

« Bachelorette », faussement trash

Au cinéma le

Cette comédie faussement trash peine à tenir la comparaison avec Very Bad Trip et Mes meilleurs amies dont elle s'inspire sans imagination.

Bachelorette, alcool, drogue et problème | Mars Distribution

Elles sont quatre. Elles étaient BFF (best friends for ever) au lycée, et le sont – presque – toujours dix ans plus tard. Elles se retrouvent à New York, à l’occasion du mariage de l’une d’entre elles. Mais le fait que ce soit celle que tout le monde appelait « pig face » à l’époque soit la première de la bande à se faire passer la bague au doigt, créé un léger malaise (because l’inénarrable jalousie féminine, tout ça, tout ça…). Mais qu’importe, elles essaient de donner le change. Le hic, c’est que la coke et l’alcool n’est pas le meilleur cocktail à avaler à la veille des épousailles. Quand deux d’entre-elles décident de se glisser dans la robe immaculée de leur coupine (oui, elles peuvent y rentrer à deux…), les ennuis commencent…

Bachelorette, l'affiche

Bachelorette est une sorte de mélange de deux des plus gros succès comiques récents du cinéma américain : Very Bad Trip et Mes meilleurs amies. Au premier, il emprunte le combo drogue et alcool qui entraîne les protagonistes dans des mauvais plans improbables en l’espace d’à peine 24 heures. Et il décalque du second des personnages féminins oscillant entre viragos hystériques et névrosées sympas. Le problème, c’est que le résultat relève de la recette éprouvée. Le casting est plutôt enthousiasmant – outre Kirsten Dunst, on retrouve Lizzy Caplan, vue notamment dans Lolita malgré moi, Isla Fisher, et l’irrésistible Rebel Wilson – et se démène, se trimballant en talons hauts d’un hôtel de luxe à une boîte de strip-tease, tout en jonglant avec des mecs plus ou moins relous.

Bachelorette, des filles qui se baladent dans la ville, en talons hauts | Mars Distribution

Mais ces efforts ne suffisent pas à détourner l’attention du spectateur de la prévisibilité du scénario. Il y a fort à parier pour que vous deviniez précisément comment chacune va terminer le jour des noces. Et, même s’il tente de plonger dans l’humour trash, les petites touches de provoc s’avèrent bien faciles et consensuelles. Autrement dit, Bachelorette a tout du parfait plaisir coupable.

> Bachelorette, réalisé par Leslye Headland, 2012, Etats-Unis (1h27)

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