Le Cube : une question de confiance !

lundi 4 oct. 2010 | Amelie Roux
La jeune agence Phénome Architectures offre une vision contemporaine au quartier nord de la ville de Rennes.
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Avant le cube | Photo Frédéric BoilevinLe cube | Photo Frédéric BoilevinVue du jardin | Photo Frédéric Boilevin Un jeu de matériaux | Photo Frédéric Boilevin Un apport de lumière | Photo Frédéric Boilevin Jeu de hauteur | Photo Frédéric BoilevinDe la cuisine | Photo Frédéric BoilevinL'espace salon | Photo Frédéric BoilevinL'espace salle à manger | Photo Frédéric BoilevinDescente d'escalier | Photo Frédéric BoilevinVue du 1er étage | Photo Frédéric BoilevinLumière zénithale et lumière artificielle | Photo Frédéric BoilevinOn lève la tête! | Photo Frédéric BoilevinAu 1er étage | Photo Frédéric BoilevinLa bibliothèque et la matière brute | Photo Frédéric BoilevinUn escalier en métal plié | Photo Frédéric BoilevinJeu de lumière et de matière | Photo Frédéric BoilevinLa salle de bain des parents | Photo Frédéric BoilevinEt de nuit, coté jardin.... | Photo Frédéric Boilevin...coté rue! | Photo Armel Istin

Un havre de paix coté jardin, un bunker coté rue. La famille Moussion a réussi le pari de sa première maison. Pas si simple lorsque l’on est néophyte en matière d’architecture. « Nous avions une idée précise de nos envies. Pour leur mise en forme, la rencontre avec Fred a été déterminante » explique Pierre Moussion.

Le jeune architecte, Fredéric Boilevin, a fait ses classes chez le plus connu des architectes français, Jean Nouvel. Il décide en 2007 de voler de ses propres ailes et installe son agence Phénome Architectures à Rennes. Il réalise alors quelques aménagements intérieurs comme le salon de coiffure Exposito, déjanté dans ses coupes de cheveux autant que dans son design. Le couple Moussion, conquis par l’endroit, rencontre l’architecte.

L’alchimie fonctionne. L’agence a carte blanche concernant le rendu visuel de la maison. Cette famille recomposée a cependant des exigences pour l’organisation des espaces. « Le rez-de-chaussée, devait être convivial et très lumineux ». Les multiples hauteurs sous plafond créent des espaces plus intimes pour la cuisine et la salle à manger, alors que la verticalité est remarquable dans le hall d’entrée et le salon. « Dans les étages, chaque membre de la famille a ses propres souhaits de partage ou de séparation des espaces ». Au 1er étage, les sœurs de 14 et 15 ans, très proches, partagent la même salle de bain. A l'étage du dessus, le frère ainé accède à son espace par un escalier indépendant. Idem pour les parents pour lesquels le décloisonnement des espaces est de rigueur : la chambre entraine vers la salle de bain, elle-même totalement ouverte sur une terrasse privative. Celle-ci surplombe les étages inférieurs. L'intimité est préservée par le retour du bardage qui protège des regards extérieurs.

La difficulté majeure de ce projet fut de l’insérer dans un tissu urbain caractéristique des années 1930. « Il a fallu convaincre le voisinage que notre maison n’allait pas dénaturer le quartier. L’architecture contemporaine fait peur », regrette Pierre. Effectivement, l’unique lien conservé entre l’ancienne maison et l’actuelle est le mur en pierres de taille du rez-de-chaussée qui a été découpé. Vient s’y greffer la boîte en bois, elle-même percée pour laisser filtrer la lumière naturelle. La façade sud, coté jardin, a été modifiée plusieurs fois avant le dépôt du permis de construire. « Pour nous, elle n’était jamais assez ouverte sur le jardin », précise le couple Moussion. Fred leur propose alors une structure métallique de 6 mètres de hauteur dans laquelle des vitrages seront intégrés : la lumière pénètre enfin dans toute la maison. Le choix d’un sol en verre pour la terrasse privative des parents devient pour le rez-de-chaussée une fenêtre zénithale. La maison baigne dans la lumière.

La modernité de cette maison, baptisée CUBE, réside aussi dans des choix de matériaux. Le métal y est maître. « Mon rapport à la matière a toujours été primordial dans mes projets », confirme Fredéric Boilevin. Il n’hésite d’ailleurs pas à donner un coup de mains pour les finitions. Les escaliers en feuille de métal ont été rouillés et poncés pour obtenir un effet vieilli. De même pour la bibliothèque qui s’inscrit dans le hall d’entrée, accentuant la verticalité de l’espace. Ces deux éléments, placés contre la structure extérieure, laissent pénétrer la lumière mais occultent la vue sur le jardin. Le sol en béton lissé est uniforme dans toutes les pièces du rez-de-chaussée. Aucun joint avec le carrelage ne vient perturber la continuité des espaces.

Le mobilier a quant à lui été choisi par la société Monts et Merveilles : du Plexiglas, des lustres façon Murano, du métal pour les meubles de cuisines, pour un ensemble très design. La société Horta, chargée de l’aménagement paysager, a voulu recréer une ambiance japonaise avec l’utilisation des caillebotis en bois et des essences d’arbres provenant de l'Empire du soleil levant.

Les propriétaires nourrissent tout de même deux regrets : des délais non respectés et un budget explosé. Cependant rien n’a été laissé au hasard ni aucun détail négligé. Ce projet est caractéristique d’une confiance mutuelle entre le couple Moussion et les différents intervenants.

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