Quand le street art joue les médiateurs de la paix

jeudi 9 janv. 2014 | GB
En Croatie, le projet “The wor(l)d is much better without hate” a pris le parti de détourner les tags en collant des lettres sur ceux-ci pour en modifier le sens. Où comment le street art joue les médiateurs de la paix.

La capitale de la Croatie, Zagreb, n’échappe pas aux tags, comme nombre de ses soeurs européennes. En croate ou en anglais, leur contenu n’est pas toujours flatteur (quand ce ne sont pas des insultes ou des incitations au meurtre).

Plutôt que de les effacer, ce qui prend du temps et coûte cher, la campagne “The wor(l)d is much better without hate” a pris le parti de les transformer. Où comment en collant des lettres sur les tags on peut changer radicalement leur sens premier.

Ainsi, le très classique “motherfucker” ou nique ta mère devient le plus poétique “motherflower”. L’autre classique “Fuck you”, “j’t’emmerde” devient, avec quelques retouches, le plus positif “Lucky you !”, “chanceux !” en français. Ou encore, en collant deux “s” à la place des deux “l”, le très violent “Kill the gays”, “mort aux gays” devient “kiss the gay”, “embrassez les gays”.

Du côté des tags croates, le principe est le même. “Ubi drotove”, qui signifie mort aux flics devient, avec quelques affiches, “ljubi brata” qui signifie “frères aimants”.

Comme l’explique Darko Bosnar, qui a porté le projet, celui-ci a eu lieu en Croatie le 21 septembre 2013, à l’occasion de la journée de la paix. Tour à tour amis et frères ennemis, les tensions entre les Serbes et les Croates sont encore vives aujourd’hui et prennent différentes formes.

 

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