Des miroirs dans l’espace pour lutter contre le réchauffement climatique ?

lundi 23 sept. 2013 | GB
Envoyer des miroirs dans l’espace ou saler des nuages permettrait de lutter “substantiellement” contre le réchauffement climatique. C’est un rapport de l’ONU qui le dit… et ce n’est pas une blague.

Non, non, non, ce n’est pas de la science-fiction. Un rapport de la très sérieuse Organisation des Nations-Unies, consulté dans sa version préliminaire  par le quotidien économique britannique Financial Times, conclut qu’envoyer des miroirs dans l’espace pourrait lutter “substantiellement” contre le réchauffement climatique. Tout comme le salage des nuages.

On appelle ça la géo-engénierie. La manipulation du climat pour lutter contre le réchauffement de la planète. Une discipline ultra-controversée. Et c’est bien ce qui est envisagé dans la version préliminaire de ce rapport pour face à la hausse des taux de concentration de CO2 dans l’atmopshère.

Le rapport de l’ONU identifie deux facteurs sur lesquels travailler, et propose des solutions à mi-chemin entre Star Trek et The Colony : le taux de CO2 et le rayonnement solaire. Pour lutter contre le premier facteur, le rapport envisage ainsi de fertiliser les océans avec du fer, ce qui stimulerait la croissance du plancton et augmenterait sa capacité à absorber le dioxyde de carbone.  

Pour réduire le deuxième facteur, le rapport envisage plusieurs mesures dont l’installation dans l’espace de miroirs géants qui réfléchiraient la lumière du soleil (soit l’exact opposé de ce que fait le village norvégien de Rjukan. Souvenez-vous ). D’autres solutions sont avancées, comme le salage des nuages. Oui, parfaitement. Il paraît que cela augmenterait la concentration des gouttes d’eau, ce qui blanchirait les nuages. Ces derniers agiraient alors comme des miroirs, réfléchissant la lumière du soleil.

Mais, car il y a un mais, si le groupe de travail explique, dans son rapport préliminaire, que "les modélisations informatiques de modification du rayonnement solaire pourraient brusquement réduire la température de la planète, ils soulignent que les méthode de géo-ingénierie peuvent entraîner des dommages collatéraux imprévisibles et provoquer des effets collatéraux à long terme à très grande échelle”. Outre les coûts, évidemment, qui sont colossaux.

Des solutions qui ne sont pour l'instant qu’envisagées et qui devront être approuvées par les gouvernements cette semaine à Stockholm, où est réunis le Groupe d’experts sur le climat depuis lundi 23 septembre 2013, avant d'être rendues publiques. Et le Financial Times de souligner que certaines idées peuvent changer durant ce processus. Les nuages ont finalement peu de chance d'être assaisonnés. 

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