Five Pointz tué à l’arme blanche

jeudi 21 nov. 2013 | GB
La Mecque du graffiti n’est plus. Mardi 19 novembre 2013, Five Pointz, le célèbre point de rendez-vous des graffeurs new-yorkais, a été peint en blanc par le propriétaire des lieux, sous la protection de la police. Sa destruction paraît imminente, malgré la mobilisation des artistes pour sauver le lieu.

RIP Five Pointz. Le seul espace où le graffiti est autorisé dans la grosse pomme, devenu un lieu de rendez-vous incontournable pour les graffeurs depuis les années 90, a été repeint en blanc mardi 19 novembre, par le propriétaire des lieux. Ce dernier voudrait y construire deux tours résidentielles, emportant avec lui un lieu mythique de New York.

Le maculage en blanc de centaine de tags célèbres du lieu a été annoncé mardi 19 novembre au soir, par le comité de défense : “Five Pointz n’est plus, il a été repeint en blanc la nuit dernière par son propriétaire et sous la protection de la police”. Une annonce qui a provoqué la colère des artistes de rue, qui se battent encore pour sauver le lieu.

Jerry Wolkoff, le propriétaire des lieux, a racheté cette ancienne usine de compteur d’eau au début des années 90 qu’il louait aux artistes. France24.com explique que l’homme a été rattrapé par l’appat du gain. En raison de la crise du logement, le foncier à New York atteint des sommes colossales. Et Five Pointz prend de la place : le terrain de l’ancienne usine a une superficie de 20 000 m2. Un lieu que Jerry Wolkoff veut désormais transformer en complexe immobilier, une activité beaucoup plus lucrative que l’exposition de tags en plein air.

Depuis plusieurs mois, les artistes se battaient pour sauvegarder le lieu. Jerry Wolkoff a pris tout le monde de court en décidant de repeindre en blanc les murs de Five Pointz en début de semaine. Il a effet estimé, mercredi 20 novembre, sur la chaîne NBC New York, qu’il serait "moins douloureux" de repeindre le bâtiment à l’approche de sa destruction.

D’après Liberation.fr, les artistes auraient un dernier coup, judiciaire, à jouer, pour obtenir des dommages et intérêts suite à la destruction des oeuvres. Mais quoi qu’ils fassent, la destruction physique du lieu semble désormais inévitable.

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