Ces ex-sites olympiques envahis par la rouille

mardi 25 févr. 2014 | GB
Les anciens sites olympiques à l’abandon se multiplient un peu partout sur la planète. Par manque d’argent ou d’anticipation, nombre d’infrastructures se retrouvent rongées par la rouille et envahies par les herbes folles. Le Bolchoï, l'Iceberg et les autres infrastructures construites pour accueillir les JO de Sotchi connaîtront-elles le même sort ?

A chaque JO, la même rengaine : après les matchs, les joies et les peines, et les médailles, que vont devenir les installations ? Depuis le début du 20e siècle, les exemples de sites olympiques à l’abandon ne manquent pas. IO9.com  s’est d’ailleurs amusé, le 12 mai dernier, à en compiler quelques-uns.

Sotchi 2014 s’ajoutera-t-elle à la longue liste des sites abandonnés ? Il y a à peine quatre ans, la ville de 400.000 habitants était “vieillotte”. Aujourd'hui, elle est le symbole de la démesure de la Russie. Les jeux sont à ce jour les plus chers de l’Histoire. En effet, 37 milliards d’euros ont été dépensés pour les infrastructures, incluant les routes et chemins de fer. Biensûr, le pragmatique Poutine sait comment assurer la reconversion de ces sites. Comme c'était le cas pour Athènes, Turin ou encore Pékin avant Sotchi... La station balnéaire russe deviendra-t-elle un autre de ces sites olympiques envahis par la rouille, les grillages et la végétation luxuriante, faute d’entretien ?

Sur le web, les reportages sur les sites olympiques à l’abandon pullulent, littéralement.

Le plus gros gachis : Athènes, et ses jeux de 2004. A peine 30 % des sites grecs ont été reconvertis, comme l’explique ce reportage de TF1, diffusé en 2008. Quatre ans plus tard, rien n’a bougé, ou presque, d’après ce reportage de France 2. Un ancien gymnase où se déroulaient les matchs de badminton a bien été reconverti en théâtre, mais les exemples sont rares.

Rappellez-vous les JO d’hiver de Turin, de 2006. Les installations ont coûté des millions d’euros. Et aujourd’hui c’est un site fantôme, raconte Courrier international. 

Idem pour le site de Sarajevo, qui organisait les JO d’hiver en 1984. Les pistes de bobsleigh font le bonheur des taggeurs, les pistes de saut à ski sont rongées par la rouille et trônent au milieu d’une nature luxuriante.

A Sarajevo. | Photo Karen Barlow, Cloudlessness

A Sarajevo. | Photo Karen Barlow, Cloudlessness

Le stade en forme de nid d’oiseau de Pékin, devenu depuis les JO de 2008 un emblême de la ville, accueille bien de temps à autres des événements sportifs ou des concerts. Mais la plupart du temps, il reste vide. Coût de la maintenance : 19,3 millions d’euros par an, écrit La Croix. Pour combien de temps ?

Le nid d'oiseau de Pékin. Photo DR

Et Londres ? Depuis la fin des JO de 2012, le site est supposé devenir un nouveau quartier de la capitale britannique. Le parc, lui, doit être transformé en l'un des plus grands parcs urbains d'Europe. Des projets qui restent toujours, pour le moment, à concrétiser...

Sotchi et plus précisément les stations d'hiver de Krasnaya Polyana et Rosa Khutor, sorties de terre pour l'occasion, sont destinées à devenir les stations de ski les plus fréquentées de Russie. Vladimir Poutine sait faire d'une station d'été une station d'hiver, mais saura-t-il aussi faire tomber la neige pour attirer les nantis ? 

> Mis à jour le 25 février 2014. 

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