Britannica version papier, c'est fini

mercredi 14 mars 2012 | AR
La célèbre et réputée encyclopédie en langue anglaise ne paraîtra plus en version imprimée. La société Encyclopaedia Britannica Inc. s'oriente désormais vers le numérique. Fin d'une histoire débutée en 1768.

L'encyclopédie Britannica édition 2010 n'aura pas de successeur. C'est ce qu'a annoncé dans le New York Times, Jorge Cauz, président de Encyclopaedia Britannica Inc.. La version papier, éditée tous les deux ans, ne verra donc pas le jour cette année. C'est la fin d'une très longue aventure, après 244 ans d'existence, puisque les premiers volumes ont été publiés en 1768 à Edimbourg en Ecosse.

L'ultime version papier sera donc celle de 2010, composée de 32 volumes (4 000 contributeurs et experts) et vendue 1 400 dollars (environ 1 070 euros). Vendue à 8 000 exemplaires, elle restera en vente jusqu'à épuisement du stock actuel (environ 4 000 exemplaires). Ensuite, seule la version numérique de cette encyclopédie en langue anglaise, célèbre et réputée, sera disponible. Changement stratégique donc du côté de la société basée à Chicago. Désormais, l’éditeur va se concentrer sur la version web et surtout sur les publications scolaires qui représentent 85 % de son chiffre d’affaires. Pour Jorge Cauz, « l'édition papier devenait plus difficile à maintenir et n'était pas le meilleur moyen de faire profiter de la qualité de nos ressources et de nos contributeurs ».

L'arrêt de la version imprimée est-il une conséquence directe du succès de Wikipédia, l'encyclopédie collaborative... et gratuite ? Non, pas directement, répond Jorge Cauz. Son encyclopédie Britannica – réputée fiable et s'appuyant sur sa rigueur scientifique et ses sources – n'a pas souffert de la popularité de son homologue participative. Les deux ne jouent pas dans la même catégorie.
Mais désormais, il faut s'adapter au changement de modèle de consommation du lecteur et penser au numérique. Au site internet (70 dollars mensuels l'abonnement) et aux applications iPad et mobiles. « Le site internet est actualisé en permanence. C'est bien plus complet et il offre des contenus multimédias ». Pour Jorge Cauz, c'est tout simplement « un rite de passage à cette nouvelle ère ». Une ère qui devra se passer des 58 kg de papier que pesaient les dernières éditions imprimées.

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