Dans les vestiaires des hommes, seule la taille du pénis compte

jeudi 27 juin 2013 | GB
Une étude australienne montre que les hommes se préoccuppent plus de leur taille - de toute leur taille - quand ils sont entre eux, dans les vestiaires, que quand ils sont seuls avec leur partenaire, dans la chambre à coucher. C’est le syndrome du vestiaire, et ce n’est pas (entièrement) de leur faute.

Selon une étude australienne de la très sérieuse université de Victoria (Australie), les hommes sont plus préoccupés par ce que pensent les autres hommes de leur corps, que ce que pensent leur copine, compagne, conjointe ou concubine elle-même.

CC_Flickr_Huskies Football

C’est ce que révèle une étude menée en ligne auprès de 738 hommes âgés de 18 à 76 ans et conduite par le docteur Annabel Chan Fen Yi, et publiée début juin sur Internet.

Et derrière tout ça, c’est plus une question de compétition que de séduction. Annabel Chan Fen Yi explique que “la préoccupation qu’ont les hommes de leur taille - de toute leur taille - est rarement liée à l’idée de plaire à une partenaire sexuelle ou d’apparaitre comme un meilleur coup, c’est plus souvent liée à l’idée de compétition entre hommes [...] Et dans cette idée de compétition, certains hommes se sentent mal à l’aise avec leur corps dans des environnements où les hommes peuvent les voir, et en premier lieu les vestiaires.”

Messieurs, raillez donc les très fameux “concours de quéquettes” ou encore le “je suis plus baraqué que toi”, mais ils semblent bien qu’ils existent, plus ou moins consciemment. Et plus ou moins volontairement.

CC_FlickR_Boston Public Library

Car en matière de corps, n’allez pas croire que la pression sociale ne s’exerce que sur les femmes. Les études montrent en effet que cette pression n’est pas propre à la gente féminine et que les hommes la subissent tout autant, assure le docteur Chan Fen Yi. Et qu’au final, hommes et femmes partagent bien souvent des préoccupations similaires, à la différence que ces messieurs n’ont que peu d’endroits pour en parler avec leur semblables. Pas de forums dédiés sur le net ou de temps informel au boulot pour aborder ces sujets, déplore le docteur Chan Fen Yi.

“Il y a clairement besoin d'offrir une formation plus spécifique aux chercheurs qui travaillent dans ce domaine, d’une part, et, d’autre part, sensibiliser le public pour démystifier et déstigmatiser le sujet de l'image corporelle masculine”, conclut la chercheuse.

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