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Deux reporters expatriés à Juba, au Soudan, pour couvrir le referendum d'indépendance du sud du pays, le 9 janvier 2011.

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Parce qu’il faut bien circuler dans Juba
vendredi 12 nov. 2010
Se déplacer dans la capitale du sud : l’embarras du choix, l’embarras surtout

Voici un petit casse- tête : imaginez une ville de plus de 100 000 habitants avec seulement troix principaux axes routiers goudronnés - le reste étant des chemins de terre aussi plats que des montagnes russes - aucun nom de rues et (pour l'instant) aucun moyen de locomotion propre. Comment se rendre d'un point A à un point B, le plus rapidement possible et sans faire saigner à blanc nos portefeuilles ? Vous commencez à saisir la difficulté ? Nous aussi !
 

Il existe quatre principaux moyens de circuler à Juba. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. Voici un petit résumé :

La marche :  Le plus simple et le plus économique, assurément. Oui, mais n'oubliez pas qu'il n'existe aucun nom de rue, que ce n'est qu'aujourd'hui que nous venons de récupérer une carte de la ville. Dans ces conditions, difficile d'être piétons. Il n'y a qu'à voir la têtes des locaux quand ils voient deux blancs marcher dans la rue (je ne vous parle même pas quand on doit courir). Et puis, marcher avec tout notre matériel (caméra, trépied, etc.)... Donc, la marche à pied est à éviter sauf petit trajet (et encore, de jour). On dit oui, mais à la marche à pied.

Le boda-boda : Ah, les bodas-bodas ! Des motos-taxis que l’on retrouve à chaque coin de rues. Hyper pratiques, le boda-boda peut se faufiler sur tout les terrains et le prix n'est pas trop élevé. En tout cas, il se négocie à l'avance. Petit hic : le chauffeur n'a généralement aucune idée du lieu de destination. Comment faire? En tâtonnant. On lui indique alors les magasins, les ministères ou les ONG les plus proches. Quitte à finir le trajet à pied. Le plus souvent, ça marche. Les plus chagrin affirment que  les boda-bodas sont la cause de la plupart des accidents de la route. Franchement, on ne trouve pas qu’ils conduisent spécialement mal. En plus, le trafic n’est jamais vraiment dense ici (comparé notamment à Kampala où les boda-bodas sont légions et plus dangereux vu l'important trafic dans la capitale ougandaise). On dit oui, au boda-boda !

Taxi collectif : Des mini-vans transformés en mini-bus avec l'ajout de sièges (une dizaine environ). Très bon marché, 1 livre soudanaise quelle que soit la distance (1$US équivaut à 2,8 livres soudanaises). Malheureusement, nous n’avons pas encore réussi à connaître leur circuit exact au sein de la ville. Donc, les minivans, pourquoi pas, mais, jusqu'ici, on s'est plus souvent trompé de direction qu'autre chose.

Taxi individuel : des 4x4 équipés de clim’. Des chauffeurs expérimentés (souvent des Ougandais ou des Kenyans), qui connaissent tous les recoins de la ville (et, ça, ça force le respect !) Le moyen de transport préféré (unique) des expats. La panacée s'il n'en coûtait au moins 40 livres dès qu'on a parcouru plus de cent mètres. Donc, à exclure, sauf cas de force majeure : tard dans la nuit. Ou quand on peut en profiter gratuitement grâce à un ami qui travaille pour une ONG...

Conclusion : Vivement que l'on obtienne notre propre moyen de locomotion !
 

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