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Deux reporters expatriés à Juba, au Soudan, pour couvrir le referendum d'indépendance du sud du pays, le 9 janvier 2011.

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Du camping, mais en mieux
mercredi 10 nov. 2010
Des inconvénients et des avantages de vivre dans une tente à Juba.

 

Notre logement est à l’image de la ville : inclassable. Notre habitation ? Une tente. Attention, rien à voir avec les campings façon Palavas-les-Flots. Il s’agit de la Rolls des tentes : la tente safari, de celle où l’on peut tenir debout. A l’intérieur : deux lits, un ventilateur et… deux moustiquaires. C’est peut-être un détail pour vous, mais, ici, ça veut dire beaucoup. Le paludisme est assez répandu ici. Bon, ça ne nous empêche pas de servir, tous les soirs, de repas gastronomiques aux moustiques. Et là, on remercie les fabriquants d'anti-palu. Sans eux, on serait déjà rentré par Europe Assistance.

Le principal inconvénient est l’absence d’électricité. Car, le « Transmillenium holdings » n’est pas raccordé au courant. Mais possède son propre générateur. Utile mais assez déplaisant quand il se met en route à six heures du matin ! En fait, nous avons accès à l’électricité de 6 à 9 heures, le matin et de 18 à minuit le soir. Résultat, le réveil est assez brutal et mieux vaut trouver le sommeil avant minuit, sinon le ventilo s’arrête et la température grimpe rapidement. Et là, bonjour (ou plutôt bonne nuit) pour s’endormir.

Vivre dans des tentes pendant quatre mois avec un accès limité à l’électricité, ça peut paraître rude. Mais, notre « Transmillenium holdings » possède des atouts insoupçonnés. D’abord celui d’être raccordé au satellite avec plus de 600 chaînes disponibles. Indispensable pour se tenir au courant de l’info (comme le suivi du championnat de L1 – ok, cette parenthèse n’est validée que par la partie masculine du binôme) et savoir que La Nouvelle Star (American Idol en version originale) marche pas mal ici aussi. Last but not the least, chaque matin une personne recueille nos affaires sales pour les laver. Si ce n’est pas la classe, ça ! Et tout ça pour 150$US par mois à partager à deux. Sachant qu'une nuit à l'hôtel peut coûter le même prix mais par jour ! La faute à tous les expatriés des organisations internationales (type ONU et des ONG). Mais c'est une autre histoire...

PS : A ce stade, Internautes ou Internaute, vous devez vous demander comment on arrive à se connecter à Internet. Et bien, très difficilement. On squatte les connections wi-fi des hôtels sus-nommés, après notre dur labeur (oui parce qu'on travaille aussi, faut pas croire). Et donc, on n'a que peu de temps pour en profiter. D'ailleurs ce P.S. n'a qu'un seul but : à tous ceux à qui on ne donne pas de news assez régulièrement : désolé.

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