La Bulle au bond

Rencontres et découvertes au Festival International de la Bande Dessinée

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DIG : au-delà du fanzine, l'imagination continue
lundi 28 oct. 2013
Rencontre à Quai des Bulles avec le collectif de Digression Imaginaire Généralisée

Format comics, maquette ultra soignée, typo enluminée : la revue DIG! en jette pas mal. Elle a attiré mon regard au 33ème festival Quai des bulles, où j'ai discuté avec Corentin Hamon, un des auteurs de cette toute jeune parution.

 Guillaume Pilla

Anaïs Bon : Qu’est-ce donc que ce collectif de Digression Imaginaire Généralisée ?

Corentin : Je suis avec dix camarades qui sont tous auteurs et dessinateurs. Notre point commun est que nous sommes tous passés par une formation en arts narratifs à Paris qui s’appelle le CESAN, et que nous retrouvions dans chacune de nos démarches quelque chose d’intéressant du point de vue graphique ou narratif.

Nous avons sorti un numéro zéro de DIG il y a six mois, qui était un numéro d’essai : nous y avons tous publié des planches qui avaient été proposées au festival d’Angoulême au Prix jeunes talents.

Le numéro 1 vient tout juste d’être imprimé ! Cette fois, il regroupe des histoires brèves qui ont été conçues avec trois contraintes communes. La première est l’unité de lieu : elles se déroulent toutes dans une ville imaginaire baptisée Digville. La deuxième est une certaine simultanéité dans leur déroulement. Et enfin elles abordent le thème du déclin, exploitable dans toutes ses déclinaisons.

Au cours d’une seconde étape, on a essayé de créer des croisements en introduisant des personnages communs, des tentatives de croisements, tout cela étant lié par deux extraits de journaux. On a imaginé à quoi pourrait ressembler un titre de presse étatique, et un autre de presse plus alternative ; on y retrouve les mêmes nouvelles traitées avec un autre regard, qui viennent compléter la compréhension de certaines histoires.

Et toi dans tout ça ?

J’ai fait l’histoire Night Bus tout à l’encre de chine et à la gouache. J’ai imaginé que dans cette ville du future, pour éviter le gaspillage d’organes, un bus récupérait les suicidés avant leur chute …

Quoi de prévu pour l’avenir ?

On se lance sur un troisième numéro qui sera un numéro érotique, notre objectif est qu’il soit prêt pour Angoulême ! Et le 5 décembre, on fait une soirée de lancement du n°1 à la librairie le Monte-en-l'air à Ménilmontant.

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