La Bulle au bond

Rencontres et découvertes au Festival International de la Bande Dessinée

Syndiquer le contenu  Citablog de Anaïs Bon
La remise des Citazons
lundi 30 janv. 2012
Palmarès subjectif et inutile de la 39e édition du Festival International de la Bande Dessinée.

Ça y est, les fauves ont été décernés, le Festival replie ses chapiteaux et chacun repart avec son lot de déceptions et d’enthousiasmes. Je ne vais pas vous faire le tour de quel prix a été attribué à qui, vous êtes assez grands pour trouver l’information tout seuls, la preuve, vous avez réussi à aller sur internet et vous lisez Citazine. Et puis vous verrez bien les étiquettes sur les bouquins dans les librairies. En revanche, je vous propose de découvrir mon palmarès tout personnel de ce bien beau festival et des charmes qu’il avait à offrir.

 

Le Citazon de la bonne ambiance pour les Editions Warum&Vraoum qui ont cette année encore organisé une soirée de folie pour la remise du prix de la révélation blog. Avec Benoît Preteseille aux platines (quand est-ce qu’il ouvre un club celui-là ?) et de la bière à flots pour abreuver la flibuste.

Le Citazon de la chouterie pour les Editions Fei, petite maison qui fait collaborer sur des projets BD des auteurs Français et Chinois. Ils avaient monté sur la place St Martial une véritable yourte mongole, où l’on pouvait profiter en grand format des magnifiques planches de La Balade de Yaya. Vous y croyez, vous, que Golo Zhao travaille entièrement sur ordinateur ? Moi je croyais dur comme fer à de l’aquarelle.

 
Le Citazon de la classe discrète pour le collectif Café Creed, qui exposait cette année dans un café-galerie des affiches de films n’ayant jamais été réalisés. Ces illustrations ont été regroupées dans un livre, Invisibles, où l’on peut découvrir l’histoire bien réelle de tous ces avortés du cinéma. Par exemple, une adaptation du Seigneur des anneaux par les Beatles. John Lennon voulait jouer Frodon, mais comme l’ambiance commençait à se dégrader, les autres le voyaient plutôt en Gollum. Authentique. Inclus également, un film de Russ Meyer avec les Sex Pistols et Marianne Faithfull.

Le Citazon de la pure-expo-dont-je-n’ai-pas-acheté-l’album pour les Editions de la cerise. Ils sont Bordelais, ils sont jeunes et ils sentent bon l’encre de Chine. Cette année ils exposaient des dessins originaux de Vincent Perriot pour Dog, totalement skotchants de puissance expressive, quelque part entre Franquin, l’expressionnisme et la peinture romantique (si si, c’est possible). En plus ils font des dédicaces superbes, mais j’ai résisté et je n’ai pas acheté l’album (un peu parce que je ne l’ai pas trop compris). Vous qui êtes plus intelligents que moi, réparez mon erreur, allez voir ce qu’ils font et commandez, tout est beau.

 
Le Citazon de la fraîcheur narrative pour Sandra Cado qui a été ma joyeuse colocataire pendant ce festival. Plus sur : sandracado.fr.

Le Citazon du génie protéiforme pour Art Spiegelman, qui certes ne m’a pas attendu pour avoir un prix, mais dont l’exposition m’a vraiment sciée. On connaît surtout Maus mais il ne faut pas s’arrêter là, cet homme sait tout faire. Vous saviez que les Crados, c’était lui ? Non mais sans blague.

Le Citazon enfantin pour l’exposition consacrée à l’Ours Barnabé, très bien scénographiée et ludique. En plus ils donnaient de vraies bonnes pommes.

Le Citazon de la mise-en-appétit-visuel pour l’exposition des auteurs en résidence à la Maison des auteurs d’Angoulême. Un bel aperçu sur des projets personnels en cours d’élaboration, très variés, tous de qualité.

Le Citazon de l’ambition artistique pour Craig Thomson et son superbe Habibi. Un projet presque aussi fou qu’Alpha de Jens Harder  il y a deux ans (la création du monde dessinée et la naissance de la vie sur terre dessinées aux crayons de couleur, ça mérite quand même d’être salué).

Le Citazon du bel effort pour le stand de la BD Finnoise dans le pavillon des indépendants. Ils paient leur coup de champagne le jeudi soir, ils ont toujours des biscuits délicieux en forme de Moomins sur leur stand, ils sourient tout le temps, et pourtant personne ne leur achète jamais rien. Ce n’est pas que les albums soient vilains, au contraire, mais ils sont en finnois.

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