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Les douze coups de minuit
jeudi 8 déc. 2011
C’est l’histoire d’un tube, du studio d’enregistrement de David Guetta aux étages illuminés d’un grand magasin.

« I gotta feeling, that tonight’s gonna be a good night. That tonight’s gonna be a good night. That tonight’s gonna be a good good night ». Il est 16h30. Et cet hymne, je l’entends depuis deux ans. Partout. Tout le temps. A la radio. A la télé. Au supermarché. Au sport. Dans les bars sympas. Dans les bars moins sympas, dans lesquels on décide de rester parce que les Black Eyes Peas, tel un messie en pattes d’eph, débarquent enfin pour relever un niveau musical très bas, et parce que ça fait deux heures qu’on attend pour se trémousser. Car tout DJ, bon ou mauvais, a forcément cette chanson dans sa discothèque.

A moins d’être sourd donc, de vivre sur Mars ou dans une grotte, tout le monde connaît I gotta feeling OUHOU. En ce qui me concerne, je l’ai entendu - volontairement ou non - jusqu’à l’overdose, la cure de désintox’ et la rechute.

Il sonne toujours bien, vieillit bien, rien à dire, il fait partie des mégatubes des années 2000. Merci les Black Eyes Peas ! Dans la catégorie dance commercial, vous êtes des génies. Grâce à lui, vous êtes même dans le Livre des records. Je suis sûre qu’il vous rappelle un (très) bon souvenir. A moi, il évoque le nouvel an 2010,  une très bonne soirée, chez des amis, en Normandie. Fraîchement sorti à l’époque, il sonnait les douze coups de minuit en mode repeat, et on se délectait à gigoter dessus.  

Le 13 octobre, je l’entends encore au travail, pour le deuxième jour consécutif, à la même heure. Et je ne sais plus quoi en penser, si j’aime encore cette chanson ou non. Elle fait partie du décor, comme les nuages, la lune, Sarko.

Les dirigeants du grand magasin dans lequel je travaille ont donc choisi ce succès planétaire, pour sonner, tous les jours, à 16H30, le début des “heures rouges”, le moment où les clients sont les plus nombreux. « Tout le monde doit être en surface », nous rappelle-t-on en guise de consigne. Comprenez : tout le personnel du magasin doit être sur le terrain. De 16h30 à 18h30, nous (les vendeurs et moi-même) sommes donc invités à arrêter le travail de manutention, c’est-à-dire le rangement des rayons, de la réserve... La priorité, c’est le client. Qu’il soit là ou pas.

« I got my money, let’s spend it up » résonne à travers les étages... . Il est 16H33. A mon étage, le (les) responsable(s) présent(s) font le tour des “stands”, c’est-à-dire qu’ils se baladent dans les différents secteurs divisés par marque ou par produit, pour s’assurer que la consigne est bien respectée. « Monday, Tuesday,  Wednesday and Thursday. Friday, Saturday, Saturday to Sunday (...) Party Everyday, p-p-p party everyday ».

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