Le quiz révolutionnaire

vendredi 10 juin 2011 | Vincent Le Doeuff et Dorothée Duchemin

A-t-on connu année plus agitée ? 2011 est ébouriffante, étourdissante. Après un Printemps arabe loin d’en avoir fini avec ses bouleversements, ce sont les Indignés qui, aujourd’hui, secouent l’Europe et réclament des changements. Inspirés par ces événements majeurs, nous vous proposons cette semaine le "Quiz révolutionnaire" ! Pour vous, Citazine révolutionne le genre.

 

Question 1 :

Fils de Japet et de Thémis, je crée la race humaine avec Athéna à partir d’argile (un peu comme dans Ghost) en la modelant pour qu’il ressemble plus ou moins aux Dieux. Comme je me suis rendu compte que j’avais créé une race sans griffes et pas très rapide, je leur donne aussi le feu pour pouvoir se défendre. Je leur apprends aussi plein de trucs dont la soif de la Connaissance. Mais voilà, j’attise le courroux de Zeus qui m’enchaîna à un rocher auprès duquel un aigle venait chaque jour me dévorer le foie (qui, fourbement, se reconstituait chaque soir). Enfin dans une juridiction voisine, j’en connais deux qui ont été chassés du Paradis pour des faits similaires. Je suis donc à l’origine d’un mythe de base dans toute société. Je suis ?

Question 2 :

Moi, au début, la Révolution française m’a vraiment emballée ! Je suis une femme mais croyez-moi, j’en avais dans le pantalon. Démocrate, chrétienne, mes idées politiques ont toujours été très arrêtées malgré mon jeune âge. Aristocrate mais girondine, je regrettai amèrement le sang versé et le manque de mesure des Montagnards, qui tranchaient des têtes comme on fait pipi. Ils étaient too much à mon goût. Et ces hargneux jacobins, qui osaient se réjouir des massacres, je n’ai pas supporté. J’étais un brin remontée quand je me suis introduite chez l’ami du peuple, Marat. Il était moins fameux, Marat, nu dans son bain, quand je l’ai maravé avec mon couteau. Je suis ?

Question 3 :

Né à Amsterdam en 1947, je suis considéré comme un des trois meilleurs footballeurs de tous les temps. Avec l’Ajax et mon entraîneur Rinus Michels, j’ai révolutionné la tactique de mon sport en imposant le football total, plus spectaculaire et révolutionnaire dans la préparation physique. Cela ne m’empêche pas de fumer clope sur clope à la mi-temps. Je me fais adorer par la Catalogne en signant au Barça, refusant d’aller chez l’ennemi franquiste du Real. Joueur très caractériel, je suis aussi le premier à gagner trois ballons d’or. Aussi bon sur le terrain que sur le banc, je rafle onze titres avec le FC Barcelone. Je suis ?

Question 4 :

Né en 1873 à Coahuila, dans une famille très aisée, je fais mes études à Berkeley et Paris. Je me présente aux élections contre Diaz et son gouvernement oligarchique. Diaz le prend mal et m’emprisonne. Par la suite je m’exile aux Etats-Unis et déclenche la Révolution Mexicaine. Avec le soutien des Etats-Unis, je gagne les élections en 1911 mais je n’arrive pas à tenir la stabilité entre les différents révolutionnaires. Une conspiration, soutenue par les Etats-Unis conduit à mon assassinat. S’ensuivit une guerre civile. Je suis ?

Question 5 :

Née en 1945 à Tokyo, je quitte le Japon en 1970, où je ne suis plus en odeur de sainteté depuis que mes amis ont détourné un Boeing vers la Corée du Nord. Subventionnée par le Front de Libération Palestinien, je crée au Liban l’Armée rouge japonaise qui dans les années 70 est un des groupes terroristes les plus craints au monde. Notre but est de renverser le gouvernement japonais et d’étendre notre révolution au niveau mondial. Bien qu’ayant très peu de membres, nous multiplions les attentats jusqu’en 1980 où, faute de moyens financiers, nous ne pouvons plus exercer. J’ai participé à l’attaque de l’ambassade de France à La Haye en 1974. En 2000, je suis arrêtée à Osaka et suis condamnée à 20 ans d’emprisonnement. Je suis ?

Question 6 :

Je suis un film où on chevauche et on sent fort le poney. La poussière, mélangée à la sueur, colle à nos visages burinés. Il s’agit de deux héros que tout oppose, qui, ensemble, décident de braquer une banque pour se remplir les bajoues de lingots d’or. A la place du magot, des prisonniers politiques, révolutionnaires mexicains. Et voici nos héros, malgré eux, acteurs des grands changements de l’histoire. Je suis ?

Question 7 :

Je suis un guide spirituel. Oui, ce n’est pas rien, sacrée responsabilité. Je porte une grosse barbe. Je suis mort à Téhéran en 1989 après avoir mené la Révolution islamique dans mon pays. J’ai viré le Shah en 1979. J’ai jamais pu blairer les chats. Au début, j’étais simple chef d’Etat et puis tout ça m’est un peu monté à la tête. C’est à ce moment là que je suis devenu guide suprême. J’ai développé un culte de la personnalité et en ai fait abattre quelques-uns qui n’étaient pas d’accord. Je suis ?

Question 8 :

Né en 1805 dans les Alpes-Maritimes, je suis surtout réputé pour avoir passé trente-trois ans de ma vie en prison (en particulier à Belle-île, au Mont Saint-Michel, et à Corte, donc ça va quoi). Je milite dès mes 17 ans et entre très vite dans la Charbonnerie. Je décide en à mes 23 ans d’aller porter secours au peuple grec mais suis arrêté à la frontière parce que j’avais oublié mon passeport. Je suis dans toutes les révoltes populaires françaises du XIXe siècle quand je ne suis pas en prison. Mis à l’écart de Paris pendant la Commune, Karl Marx dira de moi que j’étais le chef qui a fait défaut à son succès. Je fonde plusieurs journaux pour diffuser mes idées, mais pour moi la Révolution m’amuse plus que ce qui la suit. Je n’ai pas de station de métro baptisé par mon nom alors que mes potes Raspail et Barbès oui (c’est un peu dégueulasse, je trouve). Je suis ?

Question 9 :

J’ai une très vilaine peau, conséquence d’une forme d’acné très aigüe. Contrairement à Brad Pitt, qui ne doit s’en prendre qu’aux assauts de l’âge ingrat, j’ai été empoisonné, à la dioxine, par un opposant politique. J’ai été leader d’une Révolution orange qui faillit renverser l’histoire de l’Ukraine. Mais malgré mes efforts, je n’ai pas réussi à sortir mon pays de son marasme économique. Mon peuple ne m’a pas réélu en 2010. Depuis, j’essaie de soigner cette vilaine peau avec du Biactol. Je suis ?

Question 10 :

Grâce à moi, les femmes se masturbent et ont le droit de considérer le plaisir sexuel comme une fin en soi. Mon pouvoir libidineux s’est étendu sur l’ensemble de l’Occident. Le cul pour le cul, voilà à quoi j’ai servi. J’ai contribué à davantage d’égalité entre les hommes et les femmes, mais il reste encore beaucoup à faire. Pilule, avortement, partouze, l’Eglise s’arrachait les cheveux. Depuis mon passage, après des années 70 et 80 absolument orgasmiques, j’ai l’impression que je ferai bien de refaire mon apparition en ce début de XXIe siècle. Je me battrais contre le puritanisme ambiant ! Je suis ?

 

 

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