Le quiz des remakes ratés

samedi 17 sept. 2011 | Vincent Le Doeuff et Dorothée Duchemin

Alors qu’Yves Robert se retourne dans sa tombe, bouffant les boutons par la racine, nous avons pensé que le quiz des plagiats ratés était de rigueur. Nous n’avons vu aucune des Guerre des boutons, mais nous pensons que le Petit Gibus avait fait son temps et ne méritait pas une nouvelle guerre. Non, deux nouvelles guerres !

Question 1 :

Remake de La Cage aux rossignols, on a tellement parlé de moi en 2003 que j’ai provoqué de nombreuses indigestions. Dans une veine traditionnelle, conservatrice et immobiliste à la Monsieur Rossignol ou toutes les Guerres des Boutons, je suis un cri du cœur : « Hey les gentils, aimez-vous les uns les autres ! » On a retrouvé l’un de mes personnages principaux très récemment dans une pub pour la DS. Il avait des boutons partout. A sa place, je leur ferais la guerre ! Je suis ?

Question 2 :

Prenez notre Gégé national qui pisse dans des bouteilles, et remplacez-le par Richard Gere. Troquez la frêle Nathalie Baye contre Jodie Foster, vous avez le casting ! L’original est français, le remake est américain. C’est l’histoire d’un soldat de retour chez lui, après la guerre. L’homme a changé. Est-ce un imposteur ? Si Gégé nous joue à merveille le type un peu perturbé par les horreurs des batailles, ça fait un peu beaucoup pour Richard Gere, imposteur, traumatisé, amoureux. Il s’embrouille un peu l’ami Richard… Je suis ?

Question 3 :

Le Pignon de trop. Le Veber de trop. Sorti en 2008, je suis le remake d’un film de Molinaro de 1973. Une comédie aussi drôle que Shoah. Mon réalisateur et ses deux acteurs mortifères tirent à fond sur le filon scatologique, les quiproquos agissent comme des enclumes jetées au visage du pauvre spectateur. Sortez vos mouchoirs et pleurez. Je suis ?

Question 4 :

Je suis le remake d’un des plus grands films de cape et d’épée des années 50, réalisé par Gérard Krawczyk (déjà ça part mal, vous me direz). On avait besoin d’un gars qui sait monter à cheval, alors on a pris Vincent Perez et d’une bombe brune pour faire la Tzigane, alors on a pris Penelope Cruz. Et puis, quand on voit qu’il y a aussi Michel Muller et Didier Bourdon, on se dit qu’on va trop se taper sur les cuisses. Je rentre dans le type de film dont on dit : « ce n’est pas que je n’aimerais pas le voir mais j’ai des trucs à faire, ouais des trucs… ». Je suis ?

Question 5 :

Film de Michael Haneke, je suis une reproduction exacte, plan par plan du film originel. Mais là, c’est avec des acteurs américains, ça pète un peu plus que des acteurs autrichiens. Même si pour faire transparaître le malaise chez le spectateur, l’Autrichien est assez efficace. Je ne vois pas trop l’utilité de mon existence à part peut-être payer les réparations de la Volvo de Haneke. Je suis ?

Question 6 :

Que fait-on quand on a plein d’argent à ne pas savoir quoi en foutre et qu’on adore son petit bout de chou ? Hé bien, on fait un remake en propulsant le petit bout en acteur principal. Ici, c’est un film des années 80, qui raconte l’histoire d’un souffre douleur qui apprend le karaté, grâce à l’aide d’un vieux jardinier japonais. Tous les gosses de la Terre qui ont vu ce film, ont essayé de refaire le coup fatal du héros, et tous ont bien eu l’air con. Dans la nouvelle version, c’est Jacky Chan qui joue le sensei, et le fils de Will Smith le souffre douleur. Je suis ?

Question 7 :

Je suis le remake d’Anthony Zimmer, réalisé en 2010. Je réunis un duo d’immenses stars. Plutôt jubilatoire sur le papier mais vraiment raté sur la pellicule. Je suis un thriller aussi haletant que Le Château de ma mère et met en scène un couple aussi sexy que Shirley et Dino, malgré le casting. Ce jour-là, Florian Henckel von Donnersmarck, réalisateur qui ne sait pas diriger ces deux icônes internationales, aurait mieux fait d’aller faire un gâteau. Je suis ?

Question 8 :

Je suis le remake d’une super série des années 80 avec des extra-terrestres et tout. C’était drôlement bien sauf que mes acteurs jouaient comme des pieds et les effets spéciaux ont très mal vieillis. Alors c’était une très bonne idée de faire un remake avec la technologie actuelle. Par contre, on a gardé des acteurs qui jouent comme des pieds et on a transposé ça dans un univers de publicité pour l’Oréal où l’on ne retrouve pas le côté super sadomasochiste de la série d’origine. Des fois l’audimat, ça a du bon, on a arrêté la mascarade dès la fin de la deuxième saison. Je suis ?

Question 9 :

Je suis le remake d’un des plus beaux succès du box-office hexagonal. Je fais partie des films qui piquent les yeux quand on le regarde maintenant. Mon remake est transposé aux Etats-Unis mais avec mes deux acteurs principaux du pays aux mille fromages. Bide commercial, énorme bide critique, je suis une des rares preuves qu’il ne faut pas trop se foutre de la gueule des gens. Je suis ?

Question 10 :

Trois hommes à femmes se retrouvent à devoir s’occuper d’un bébé, fruit des amours de l’un deux avec une jeune femme. Ça vous rappelle quelque chose ? Trois hommes et un couffin, c’est bien ça. Comme tout remake américain d’une comédie française, les vannes sont beaucoup plus lourdes, et les scènes tendres très maladroites. Cocorico ! Tout de même, pour une fois, Tom Selleck n’est pas en short. Et le spectateur constate que Magnum porte bien les pantalons. Je suis ?

 

 

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