Quatre raisons de regarder la cérémonie des César

vendredi 22 févr. 2013 | Marie Desgré

Y'a t-il plus ennuyeux qu'une cérémonie où le maquillage ne cesse de couler sous les grosses larmes, les remerciements à l'équipe technique et au génial réalisateur sont renouvelés à chaque victoire, et où trois films se partagent les deux tiers des nominations ? Pourtant, on va quand même regarder la 38e cérémonie des César ce soir. On vous explique pourquoi.

Chaque année, c'est la même chose : on attend la liste des nommés pour pouvoir donner son avis et/ou critiquer la sélection, on se plaint par avance des longues heures que va durer la cérémonie, avec ses actrices en larmes, ses interventions inopinées et néanmoins chronométrées des intermittents du spectacle... Sans oublier ses effusions de bons sentiments chaque fois qu'un acteur remporte la récompense au nez et à la barbe d'un autre, car après tout ce n'est pas grave, ce qui compte c'est d'être tous réunis dans la grande famille du cinéma.

L'affiche de la 38e cérémonie des César, avec Simone Signoret.

Chaque année on se moque de cette cérémonie gentiment ringarde, pourtant chaque fois, comme pour l'élection de Miss France, on passe un vendredi soir d'hiver devant la télé pour vérifier qu'on a bien fait le bon pronostic. Car malgré un scénario inchangé d'année en année, cette soirée trop longue apporte toujours son lot de discours émouvants et - notre préféré - de moments gênants. On vous donne 4 raisons de regarder la cérémonie ce soir sur Canal + :

 

- Des incidents diplomatiques peuvent survenir

L'émotion, ou peut-être un apprentissage de la lecture pas vraiment approfondi, et voilà que l'actrice sensée remettre le prix se trompe de gagnante, à l'image de Vanessa Paradis qui annonce Judith Godrèche vainqueur du trophée du meilleur espoir féminin en 1991, au lieu de Judith Henry. Ca ne fait pas rire la malheureuse protagoniste mais nous, si.

 

- Les artistes ne se font pas de cadeaux

De simples boutades lancées comme ça, pour meubler et faire rire le public ? Pas si sûr. Dans le théâtre, les blagues des maîtres de cérémonie font rire, et parfois jaune. Et quand le sketch est carrément une fausse bande-annonce de biopic par Valérie Lemercier et Gad Elmaleh moquant la carrière de Juliette Binoche, c'est drôlissime mais l'actrice détournée n'a pas vraiment l'air d'apprécier. Puisque c'est ainsi, on se la repasse une nouvelle fois.

 

- Il y a toujours un acteur qui veut faire son malin

On se sent mal pour lui, et pour ses victimes aussi. L'année dernière, c'est Mathilde Seigner qui, en Robin des bois du cinéma, a voulu enlever ou partager le César de Michel Blanc pour l'offrir à Joey Starr qu'elle estimait au moins aussi méritant, interprétant une jolie Kayne West au passage. Moquée notamment sur les réseaux sociaux, l'actrice minimise sa goujaterie et accuse… Internet, ce "drame de l'humanité".  CQFD. 

 

- Parfois, on pleure encore plus qu'au cinéma

Cela n'arrive pas tous les ans, mais quand les vrais moments émouvants se produisent, on se dit qu'on a bien fait de rester toutes ces heures devant la télé pour voir une minute de grâce, de discours sincère de remerciements. Celui d'Annie Girardot en 1996 prend "follement, éperdument, douloureusement" son sens quand on connait le destin de l'actrice à postériori. Et nous donne toujours autant de frissons, 17 ans après.

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