Mémoire défrichée

vendredi 18 mars 2011 | Dorothée Duchemin et Anthony Renaud

Dans une ancienne quincaillerie parisienne du XIXe siècle, une trentaine d'artistes s'interrogent sur le thème des « mémoires industrielles ». Des créations contemporaines à l'intérieur même d'un bâtiment fait de métal et de briques ? Il n'en fallait pas davantage pour éveiller la curiosité de Citazine.

Qu’est-ce que la mémoire industrielle ? Le Génie de la Bastille, association artistique fondée en 1984, propose des réponses, autant de points de vue que de créateurs participants. Peintres, plasticiens, vidéastes, etc. Tous donnent à voir leur propre représentation de la mémoire industrielle : la friche, le travail ouvrier ou encore l’imaginaire collectif. Un lieu bien spécial, à Paris, accueille ces œuvres originales, le Bastille Design Center. Cette ancienne quincaillerie, aujourd’hui dédiée à la culture, est inchangée depuis sa création au XIXe siècle, à l’heure de la révolution industrielle.

Ici, les œuvres sont étroitement liées à leur lieu d’accueil. Comme pour lui rendre hommage et le célébrer. Lui a de la chance mais d’autres bâtisses imposantes, aujourd’hui encombrées par tant d’espace inutile, sont menacées de destruction. L’un des objectifs du Génie de la Bastille est de faire perdurer l’histoire de ces grands ensembles, les sortir de leur passé ouvrier et les réhabiliter en espace culturel. Citazine a battu les vieilles briques de bois de la quincaillerie.

 

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L'œuvre de François Cosson présentée dans l'exposition s'intitule elle-même Les mémoires industrielles.

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