Love-store, finie la bonne réputation ?
mardi 14 févr. 2012 | Dorothée Duchemin
Partager :
La semaine dernière s’est ouvert "le procès des sex-toys". Des associations catholiques qui ont saisi la justice, accusant un love-store de vendre des objets pornographiques à moins de 200 mètres d’une école. Sans aucune unité qui leur permettrait de se défendre, les sex-shops ont toujours été malmenés malgré la libération sexuelle. Et les nouveaux love-stores ont beau vouloir polir leur image, refusant l’appellation de sex-shop, la décision du tribunal pourrait bien les faire définitivement basculer, eux aussi, dans la pornographie.

 

Les faits

Tout le monde semble s’être mis d’accord pour l’appeler "le procès des sex-toys". Il s’est ouvert mercredi 8 février devant le tribunal correctionnel de Paris. Deux associations catholiques ont pris le sentier de la guerre et s’opposent au love-shop, 1969, curiosités désirables, situé au 69, rue Saint-Martin, en face de l’église Saint-Merri, dans le IVe arrondissement à Paris. La Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et l'association CLER Amour et Famille estiment que la boutique est hors la loi car elle vend des objets pornographiques à moins de 200 mètres des école élémentaire et collège Saint-Merri. Pour les magistrats de la 10e chambre, il s’agit de définir si les sex-toys sont bel et bien des objets pornographiques ou des instruments érotiques. Petits canards, œufs surprise, chenilles roses, peu importe les artifices du diable. Pour les associations, un godemiché est pornographique qu’il soit rose, noir, mignon ou effrayant. Les accusateurs s’appuient sur la loi de 1987, révisée en 2007.

La loi

« Est interdite l’installation, à moins de cent mètres d’un établissement d’enseignement maternel, primaire ou secondaire, d’un établissement dont l’activité principale est la vente ou la mise à disposition au public de publications dont la vente aux mineurs de dix-huit ans est prohibée. L’infraction au présent article est punie de deux ans d’emprisonnement et de 200 000 francs d’amende. Pour cette infraction, les associations de parents d’élèves régulièrement déclarées depuis au moins cinq ans à la date des faits peuvent exercer les droits reconnus à la partie civile. »

Révisée en 2007, voici ce que dit le nouveau texte : « Est interdite l'installation, à moins de deux cents mètres d'un établissement d'enseignement, d'un établissement dont l'activité est la vente ou la mise à disposition du public d'objets à caractère pornographique. L'infraction au présent article est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. Sont passibles des mêmes peines les personnes qui favorisent ou tolèrent l'accès d'un mineur à un établissement où s'exerce l'une des activités visées au premier alinéa. Pour cette infraction, les associations de parents d'élèves, de jeunesse et de défense de l'enfance en danger, régulièrement déclarées depuis au moins cinq ans à la date des faits, peuvent exercer les droits reconnus à la partie civile. »

Les publications pornographiques ne sont plus les seules activités montrées du doigt, désormais c'est la vente d’objets à caractère pornographique. Oui mais voilà, comment définir ce qu’est un objet à caractère pornographique ?

Est-ce l’objet qui est jugé ou son utilisation ?

Pornographie : représentation (par écrits, dessins, peintures, photos, images) de choses obscènes destinées à être communiquées au public. (Le Robert, 2011).

Un canard vibrant n’est pas une représentation obscène, de même qu’un godemiché qui évoquerait davantage que le canard l’utilisation qui en est faite. Ils ne sont pas pornographiques en soi. Ce serait donc l’utilisation que l’on fait d’un sex-toy qui est alors jugée. Si le tribunal estime qu’un sex-toy est pornographique, cela signifie que l’utilisation même d’un sex-toy est pornographique. Alors le tribunal, dans le cas d’une condamnation de la boutique, devient le prescripteur d’une bonne sexualité, celle qui n’utilise aucun objet. Juste le corps. Puisqu’avec un objet, on sombre dans la pornographie. Remarquez que sur le site de la Redoute, les sex-toys sont vendus dans la rubrique "Electroménager, beauté". Une utilisation ménagère et non sexuelle donc.

Les changements apportés à la loi précisent en outre que, « les associations de parents d'élèves, de jeunesse et de défense de l'enfance en danger » peuvent saisir la justice et se constituer partie civile. Et non plus seulement les associations de parents d’élèves. Définition par ailleurs peu claire puisqu’il n’existe aucun répertoire officiel ou balise institutionnelle qui éclairerait sur ce qu’est ou non une association de jeunesse et de défense de l’enfance en danger.

Les sex shop toujours davantage réglementés

Baptiste Coulmont, sociologue et auteur de Sex-shop, une histoire française, a cartographié les lieux où il était encore possible d’installer un sex-shop à Paris : « En 2007, la zone d’interdiction entre l’école et le sex-shop est passée de 100 mètres à 200 mètres et la surface interdite a été multipliée par quatre ». Il est désormais seulement possible d'ouvrir son sex-shop dans les parcs et jardins parisiens, certaines zones ferroviaires et d'autres grands espaces publics. Au pied de la Tour Eiffel pourquoi pas ?

Pour le sociologue, le traitement réservé par les pouvoirs publics aux sex-shop vogue à contre-courant de l’évolution générale de la société. « Les sex-shops ont toujours été soumis à plus de réglementation depuis les années 70. C’est un cas étrange et paradoxal. D’un côté, le répertoire sexuel des Français se diversifie mais pour les sex-shops, leur implantation en ville est de plus en plus difficile. Les sex-shops échappent à la libéralisation sexuelle. »

Importance du procès

La décision du tribunal sera rendue le 29 février prochain. Le love-store 1969 est loin d’être le seul concerné par cette décision. Ce procès fera date, dans un sens ou dans un autre. Mais si les sex-toys sont reconnus comme étant des objets pornographiques, alors on peut s’attendre à une cabale anti sex-shop. Les associations religieuses ne s’arrêteront pas en si bon chemin.
Baptiste Coulmont ne s’intéresse pas à la différence entre les sex-shops et les love-stores, mais admet que ce type de magasin se trouve dans une situation particulière : « Ce que je sais, c’est que les love-shops ont des points communs. Ils ne vendent pas de publications porno aux mineurs (ni même aux majeurs, NDLR) et interdisent l’entrée du magasin aux mineurs, alors que tout le contenu du magasin n’est pas interdit à la vente aux mineurs. Seuls l’alcool et la pornographie sont interdits aux mineurs. Mais les love-stores eux-mêmes considèrent qu’il ne vaut mieux pas les laisser entrer. »

En interdisant l’accès aux mineurs, les love-stores essaient d’être bien vus « parce qu’ils savent qu’ils sont dans une zone floue. Et le procès va décider dans quelles zones ils se trouvent ». 

Les love-stores travaillent leur image, la brossent et la polissent. Ils refusent l’appellation de sex-shop et font des pieds et des mains pour apparaître fréquentables aux yeux des gens "bien". Pas les pervers, partouzeurs, multipartenaristes, sado-maso et autres déviants. Mais ce procès pourrait bien saper le processus et faire voler en éclat la frontière parfois entre poreuse entre le love-store et le sex-shop.

Pas d’unité 

Indéniablement, ce procès est une belle hypocrisie. Un sex-toy en vitrine choquerait davantage un gamin qui passe par là plutôt que les réelles images pornographiques, celles de la définition de notre Robert – une représentation (…) de choses obscènes destinées à être communiquées au public – visibles dans les kiosques ? « Mais les marchands de la presse ont un syndicat professionnel important et ils ne se laissent pas faire ! Les sex-shops se défendent individuellement et tous les autres rentrent la tête en attendant que le procès soit rendu. »

Pour Baptiste Coulmont, l’une des raisons pour laquelle les sex shop sont ainsi taquinés par la justice est l’absence d’unité au sein de ce corps professionnel. Contactée par téléphone, Flore Breton, l’attachée de presse de Passage du Désir, dont l’un des magasins si situe à quelques mètres de 1969, ne se sent pas réellement concernée par cette histoire. « Evidemment, le débat sur la pornographie nous concerne et nous touche. On se sent impliqué intellectuellement mais notre concept n’est pas identique à 1969. Si on était attaqué demain, on n’aurait pas du tout la même approche, ni la même défense. » Interrogée sur la possibilité de s’organiser en syndicat professionnel pour résister plus facilement à l’adversité, elle balaie l’idée d’un revers de la main. « Je n’ai aucune raison de m’associer avec des gens dont je ne me sens pas proche intellectuellement. Ce n’est pas parce qu’on est dans le même business qu’on le fait de la même manière ! »

Baptiste Coulmont rappelle qu’en Allemagne, les entreprises de ventes par correspondance se sont très rapidement organisées en syndicat et ont toujours réussi à se défendre. La différence avec la France ? « En France, il y a beaucoup de petits établissements. Chacun considère que l’autre est moins fréquentable que soi-même ». 
Et c’est vrai. Flore Breton ne se sent pas en danger. « Nous sommes une gadgetterie pour les couples, une sorte de Nature et découverte pour couple, plutôt qu’un sex shop. Jamais, ce que nous avons mis en vitrine ne pouvait être assimilé à l’avilissement de la femme, à une provocation ou à un vocabulaire irrespectueux. On ne veut pas être consensuel, ni même lâche, mais on est un magasin dédié à l’amour et on a toujours fait attention à nos vitrines et à nos emplacements. »

Rappelons que 1969 se trouve en face d’une église. Voyons le 29 février prochain, en cas de condamnation de 1969, comment réagiront les sex-shops. Puisqu’il s’agit d’un signal d’alarme fort. Pour les sex-shops, les sex-toys, mais aussi pour la société. Si les sex-toys sont jugés pornographiques parce qu’ils sont utilisés à des fins sexuelles, ne sera-t-il pas alors permis de voir de la pornographie dans de nombreux autres objets ?

> Sex-shops, une histoire française, Baptiste Coumont, Editions Dilecta, 2007. 

Partager :
 
Récompenser l'article
0 Commentaire

  • Avant de poster vos commentaires, merci de bien vouloir prendre en compte la charte des commentaires .
  • Il n'est plus possible de réagir sept jours après la publication de l'article.
  • Si un commentaire vous parait douteux (insultes, xenophobie, publicité ...) merci de nous le signaler en cliquant sur le lien "Alerter"

Le dessin

Cliquer sur le dessin pour agrandir

Du même auteur

<div class="fl_title">Fip, la quadra fringante</div><div class="fl_txt">La chaîne musicale et urbaine de Radio France souffle, en ce mois de janvier, ses 40 bougies. Depuis 1971, Fip offre à ses auditeurs une programmation musicale de qualité, mêlant jazz, rock ou bandes originales de films. Citazine s'est glissée dans le studio.</div>
<div class="fl_title">Le quiz d'Halloween</div><div class="fl_txt"><p>Toujours &agrave; fond dans l&rsquo;actu, notre quiz s&rsquo;attaque cette semaine &agrave; Halloween, la f&ecirc;te des Ricains qu&rsquo;on essaie de nous imposer en France. Remarquez, c&rsquo;est un peu r&eacute;ussi vu qu&rsquo;on vous sert un quiz. Mais c&rsquo;est un bon quiz.</p></div>
<div class="fl_title">Sex toys, fini de jouer !</div><div class="fl_txt"><p>Le godemich&eacute; est devenu fr&eacute;quentable depuis l&rsquo;apparition du sex toy, au  d&eacute;but des ann&eacute;es&nbsp;2000. Pr&eacute;sent&eacute;s comme des objets ludiques et mignons,  ces charmants instruments d&eacute;culpabilisaient l&rsquo;utilisateur. Aujourd&rsquo;hui,  celui-ci a m&ucirc;ri et a de moins en moins besoin du canard rassurant.</p></div>
<div class="fl_title">Le boucher-dentellier de la pub</div><div class="fl_txt"><p>Thom Thom, aka Thomas Louis Jacques Schmitt, le pourfendeur des affiches publicitaires. Il cisaille, d&eacute;coupe et cis&egrave;le les r&eacute;clames des panneaux quatre par trois depuis plus de dix ans. Sa premi&egrave;re exposition, Echantillons, se tient actuellement &agrave; Paris. Rencontre.</p></div>
<div class="fl_title">Un fil entre deux mondes</div><div class="fl_txt"><p>L'atelier de confection de l'association Femmes Actives permet de réunir salariés en insertion et jeunes créateurs. Citazine a visité ce lieu original où se mêlent mode et solidarité.</p></div>

Dans la rubrique

<div class="fl_title">Sexe et prévention font bon ménage ! </div><div class="fl_txt"><p>Une exposition coquine a pris la Bastille ! Sex in the City, organis&eacute;e par Solidarit&eacute; Sida, en partenariat avec la Ville de Paris, parle de sexe sans tabou. De pr&eacute;vention aussi, mais de fa&ccedil;on originale et ludique. </p></div>
<div class="fl_title">BD érotique, un genre sous-estimé ?</div><div class="fl_txt"><p>Historien, collectionneur et fin connaisseur de la bande dessin&eacute;e, Henri Filippini r&eacute;&eacute;dite son <em>Encyclop&eacute;die de la BD &eacute;rotique -&nbsp;</em>un si&egrave;cle d'histoire de la BD &eacute;rotique et un dictionnaire des cr&eacute;ateurs.<em> </em>Une belle occasion de parler avec lui de ce genre sous-estim&eacute; et malmen&eacute;. L&rsquo;&acirc;ge d&rsquo;or dans les ann&eacute;es&nbsp;70 et la gal&egrave;re, &agrave; partir des ann&eacute;es&nbsp;80. Interdictions, censures. On prot&egrave;ge les mineurs de ces images &quot;licencieuses et pornographiques&quot;. D&eacute;but du tunnel pour la BD&nbsp;&eacute;rotique. Elle en sort aujourd&rsquo;hui. Difficilement.</p></div>
<div class="fl_title">Promenons-nous dans les bois</div><div class="fl_txt"><p>Pourquoi notre ch&egrave;re rubrique Cul-de-sex peut-elle bien s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; des hommes qui aiment se d&eacute;guiser en animaux ? Parce que ces cr&eacute;atures, mi-homme mi-b&ecirc;te s&rsquo;adonnent parfois, &agrave; la nuit tomb&eacute;e, aux plaisirs de la chair. Et sans quitter leur v&ecirc;tement duveteux. On les appelle les furverts.</p></div>
<div class="fl_title">L'homme qui veut vivre sa vie !</div><div class="fl_txt">Sebastian Barrio, gueule de ciné et star internationale du X, en a fini avec le porno. Il se rhabille et monte sur scène, en juin dernier, pour son one-man show "Calmez vos hardeurs". Pour Citazine, il se met à nu et revient sur cette première fois. Désormais, il ne se voit que sur les planches ou au cinéma.</div>
<div class="fl_title">Les poils chassés des culottes !</div><div class="fl_txt"><p>La mode n’est plus au velu. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes pratiquent l’épilation intégrale. Pornographie, presse féminine, hygiénisme... le poil a des ennemis. Entretien avec Stéphane Rose, un homme qui aime les toisons et veut sauver les poils.</p></div>

Top Articles

+ Récents

<div class="fl_title">Des plans sur la Croisette </div><div class="fl_txt"><p>Et si la Palme d&rsquo;or se cachait parmi les films sur lesquels la presse s&rsquo;attarde le moins. Passage en revue des chances r&eacute;elles ou suppos&eacute;es de cinq &quot;outsiders&quot; parmi les vingt-deux films de la s&eacute;lection officielle.&nbsp;</p></div>
<div class="fl_title">Marie Modiano et Peter Von Poehl, le live</div><div class="fl_txt"><p>Que faire le 1er mai sinon d&eacute;filer ? Aller filmer Marie Modiano et Peter Von Poehl dans leur appartement par exemple. Leurs chansons sont jolies, dehors le soleil brille et tout parait simple et facile.</p></div>
<div class="fl_title">Folie Méricourt, folie du graffiti !</div><div class="fl_txt"><p>Lorsque Paris s&rsquo;endort et que se baissent les rideaux de fer, la rue de la Folie M&eacute;ricourt commence sa mue pour montrer son deuxi&egrave;me visage. Visite d&rsquo;un mus&eacute;e urbain o&ugrave; les rideaux de fer ont remplac&eacute; les tableaux.</p></div>
<div class="fl_title">Hollywood et Paris, histoire de clichés</div><p>Montmartre, ses pav&eacute;s et son moulin, la Tour Eiffel qui s&rsquo;effondre, les Champs-Elys&eacute;es, la Parisienne, toute d&rsquo;&eacute;l&eacute;gance, de candeur et de s&eacute;duction faite&hellip; Voil&agrave; en quoi consiste Paris pour l&rsquo;immense majorit&eacute; des cin&eacute;astes am&eacute;ricains, qui envisagent rarement l&rsquo;une des premi&egrave;res destinations touristiques de leur compatriotes au-del&agrave; de ses clich&eacute;s. Hollywood r&ecirc;ve Paris. Le festival &quot;Paris vu par Hollywood&quot;, au Forum des Images, d&eacute;crypte ce r&ecirc;ve. &nbsp;</p><div>class="fl_txt"></div>
<div class="fl_title">Le terrorisme de l’orgasme masculin </div><div class="fl_txt"><p>Philippe Brenot est psychiatre sexologue et anthropologue. Il vient de sortir une enqu&ecirc;te men&eacute;e aupr&egrave;s de 3404 femmes, &quot;Les femmes, le sexe et l&rsquo;amour&quot;. Citazine a choisi de s&rsquo;int&eacute;resser tout particuli&egrave;rement au chapitre 4, &rdquo;l&rsquo;orgasme n&rsquo;a-t-il plus de secrets ? &rdquo;. Dans ce domaine, l&rsquo;auteur d&eacute;nonce le terrorisme de l&rsquo;orgasme masculin. Explications.</p></div>

+ Lus

<div class="fl_title">Oh, Punaise !</div><div class="fl_txt">Juliette Vigouroux forme avec son mari Alain Cassard un duo d’adaptateurs incontournables. Ensemble, ils ont écrit les versions françaises de nombreuses oeuvres, dont les Simpson. Juliette Vigouroux parle d’un métier trop peu connu.</div>
<div class="fl_title">Les squatteurs et la Marquise</div><div class="fl_txt">Des militants de "Jeudi Noir" occupent une propriété privée de la place des Vosges, à Paris, depuis presque un an. Visite et explication de ce squat un peu particulier.</div>
<div class="fl_title">Harry Potter voix double</div><div class="fl_txt">Jenny Gérard est une institution dans le monde du doublage. Elle a signé la direction artistique de plus de 300 films dont Invictus et Gran Torino, les derniers Clint Eastwood. Les versions françaises de La liste de Schindler, Retour vers le futur ou, plus récemment, Harry Potter, c’est elle aussi. Rencontre avec une femme discrète et passionnée. En attendant le doublage du dernier Batman.</div>
<div class="fl_title">«Avec Internet, le porno s'est suicidé»</div><div class="fl_txt">Ovidie étudiait la philosophie et tournait dans son premier porno à 18 ans. A 20 ans, elle réalisait son premier film pour adulte et à 21 ans, elle publiait son premier livre chez Flammarion.</div>
<div class="fl_title">Made in England</div><div class="fl_txt">Jeune artiste française, Marilou Rabourdin est partie à la conquête de Londres. La graphiste-designer, 30 ans à peine, compte bien s'y imposer.</div>

+ Actifs

<div class="fl_title">2010, il ne doit en rester que 10...</div><div class="fl_txt">Bilan musical, que de crimes a-t-on commis en ton nom ! Combien de groupes fauchés en pleine jeunesse pour un bon mot du rédacteur ? Combien d’artistes oubliés sur l’autel de la postérité ?Parce qu’on est aussi vilains que tout le monde, on s’exécute froidement, sans humilité et sans pudeur dans un papier avec pleins de noms de groupes dedans.</div>
<div class="fl_title">Petro et les Petronautes</div><div class="fl_txt">L'univers Petroland est doté d'une puissante flotte interstellaire. Citazine a rencontré Aleksandar Petrovic, l'ambassadeur sur Terre de cette étonnante République intergalactique libre. Embarquez !</div>
<div class="fl_title">Surendettement, l'engrenage</div><div class="fl_txt"><p><p>Le surendettement, on en parle, de plus en plus. Souvent pour dénoncer l'attitude des banques et les crédits revolving. Ceux dont on parle moins, les surendettés. Citazine s'est intéressé à la situation de l'un d'eux. Rencontre avec un père de famille, entré dans l'engrenage du surendettement.</p></p></div>
<div class="fl_title">Le Bénétin, de nouveau ancré sur son rocher!</div><div class="fl_txt">Reconstruire en préservant l’âme et la mémoire d’un lieu, tel était l’objectif de ce projet. Le restaurant, le Bénétin, a mis deux ans à renaître de ses cendres.</div>
<div class="fl_title">Chacun y met son grain de SEL !</div><div class="fl_txt">Payer sans dépenser un euro, c'est possible. Au Système d’échange local de Paris (SEL), vous pouvez profiter des objets, services ou compétences de votre voisin sans ouvrir votre porte-monnaie. Une manière de troquer originale, militante et solidaire.</div>

+ Aimés

<div class="fl_title">Kaizer Modo, en mode rétro</div><div class="fl_txt">Kaizer Modo aime le vintage... et les têtes de mort. Ses œuvres, collages, peintures, poupées sont singulières. Rencontre avec un personnage fasciné par l'esthétique de la religion, dans son atelier, sa Pinkhouse.</div>
<div class="fl_title">Une mise au point sur les femmes</div><div class="fl_txt"><p>Trois jeunes femmes photoreporters veulent en finir... avec les clich&eacute;s. Effar&eacute;es de voir &agrave; quel point les femmes sont sous-repr&eacute;sent&eacute;es dans la presse, Elodie, Delphine et Emilie ont cr&eacute;&eacute; Essenci'Elles, collectif de photographes qui font leurs mises au point sur &laquo; l&rsquo;univers f&eacute;minin &raquo;.</p></div>
<div class="fl_title">Tin-Tin et le secret de Concarneau</div><div class="fl_txt"><p>Avec les ann&eacute;es 2000, le tatouage est sorti des ruelles sombres pour devenir un v&eacute;ritable ph&eacute;nom&egrave;ne de mode. Qui dure. Tin-Tin, l&rsquo;un des tatoueurs les plus influents et r&eacute;put&eacute;s de la place parisienne et mondiale, a largement contribu&eacute; &agrave; cette popularisation. Citazine a voulu rencontrer le personnage. Personnage, c&rsquo;est le mot.</p></div>
<div class="fl_title">Fip, la quadra fringante</div><div class="fl_txt">La chaîne musicale et urbaine de Radio France souffle, en ce mois de janvier, ses 40 bougies. Depuis 1971, Fip offre à ses auditeurs une programmation musicale de qualité, mêlant jazz, rock ou bandes originales de films. Citazine s'est glissée dans le studio.</div>
<div class="fl_title">Paroles d&#039;étrangers : Diana, Roumaine</div><div class="fl_txt"><p>Septi&egrave;me volet de notre rendez-vous consacr&eacute; &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle et au syst&egrave;me politique fran&ccedil;ais. Cette semaine, c'est Diana, n&eacute;e en Roumanie, qui prend la parole. Elle conna&icirc;t bien la France puisqu'elle y est install&eacute;e depuis presque dix&nbsp;ans.</p></div>