Le cri du corps

mercredi 19 janv. 2011 | Dorothée Duchemin et Anthony Renaud

Afshin Ghaffarian est danseur. Il a dû fuir son pays, l'Iran, pour pouvoir s'exprimer et protester librement à travers son art. Réfugié en France depuis octobre 2009, il s'épanouit aujourd'hui au Centre national de la danse, à Pantin. Il témoigne pour Citazine.

23 octobre 2009. Afshin Ghaffarian, danseur iranien, débarque en France. La date est encore gravée dans sa mémoire. Il était en exil. Il a fui un pays dans lequel l’art corporel n’a pas sa place. Il a 21 ans quand, passionnés de danse contemporaine, lui et quelques amis créent une troupe clandestine underground à Téhéran. A l’abri des regards. Car en Iran, cette danse est interdite depuis la Révolution islamique. Or, chez Afshin, la danse et le corps sont des moyens d’exprimer ses émotions, ses vibrations.

Il a aujourd’hui 24 ans et une histoire personnelle déjà bien mouvementée. En juin 2009, après avoir été capturé, emprisonné puis maltraité par la police pro-gouvernementale iranienne pour s’être opposé au régime, il est finalement relâché. Et quitte l’Iran pour l’Allemagne.
Mais c’est en France, au Centre national de la danse de Pantin (Seine-Saint-Denis) qu’il revit. Et qu’il peut enfin s’exprimer librement à travers la danse. Il y passe aujourd’hui ses journées, entre les cours qu’il suit et son travail personnel. Afshin Ghaffarian a en effet monté sa propre compagnie. Il est non seulement interprète mais aussi directeur artistique et chorégraphe. Il se produira cette année en France, dans Le Cri persan, après en avoir présenté un extrait l’été dernier au Festival d’Avignon.

En projet également, l’adaptation du roman de Bohumil Hrabal Une trop bruyante solitude, dans lequel il est question de liberté et d’oppression. Deux thèmes chers à Afshin Ghaffarian.
Pour Citazine, il raconte son histoire, son exil et son espoir de voir l’Iran tourner la page Ahmadinejad.

 

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