Evil Dead vs Stoker, le match hémoglobine

jeudi 2 mai 2013 | Etienne Baiffer

Le sang, vous l'aimez comment ? En rafale ou par petites gouttes ? Entre horreur gorissime et thriller poétique, Citazine vous aide à choisir.

Evil Dead

Ça parle de quoi ?
Un groupe de jeunes amis se retrouvent dans une cabane en forêt pour aider l'une d'entre eux à en finir avec son addiction à la drogue. Dans le sous-sol, ils découvrent un livre étrange sans savoir qu'il va amener des forces épouvantables à se déchaîner sur eux.

Ce qu'il faut savoir
Evil Dead est un film culte de chez culte chez les fans de cinéma d'horreur. En signant un remake, Fede Alvarez, jeune réalisateur uruguayen qui livre ici son premier long métrage, était forcément attendu au tournant. Cependant, le projet a été chapeauté par Sami Raimi, l'auteur du film original, qui a toujours dit qu'il aurait aimé tourner une nouvelle version de son film, avec davantage de moyens qu'à l'époque.

© Metropolitan FilmExport

Pourquoi il faut le voir ?
Si vous êtes fan de gore, vous allez être servis ! Ce remake est une véritable boucherie. Un chiffre peut résumer ce qui vous attend : 25 000. Soit le nombre de litres de faux sang utilisés sur le tournage. Ça tranche, ça gerbe, ça mord, ça mutile, ça dézingue, ça tronçonne... Vous aurez été prévenus. Cela faisait bien longtemps qu'on n'avait vu un tel déferlement d'hémoglobine sur nos grands écrans français.

Pourquoi faire la fine bouche ?
C'est gore, c'est dégueu et puis c'est un peu tout... En dehors de ce festival d'horreurs qui réjouira les fans, il y a bien peu à se mettre sous la dent (façon de parler). Le remake multiplie les hommages à l'original mais n'en offre pas une relecture très novatrice.

 
> Evil Dead de Fede Alvarez, 2013, Etats-Unis, 1h30

 

Stoker

Ça parle de quoi ?
Le jour de ses 18 ans, India apprend la mort de son père dans un accident de voiture. Le jour de l'enterrement, elle fait la connaissance de son oncle, Charlie, dont elle ignorait l'existence. Celui-ci s'installe avec elle et sa mère et la cohabitation ne sera pas des plus sereines. 

Ce qu'il faut savoir
Le scénario de Stoker a été écrit par Wentworth Miller (Michael Scofield dans "Prison Break"). Et il s'agit du premier film américain de Park Chan-wook, l'un des réalisateurs majeurs du cinéma sud-coréen actuel. Son film le plus connu chez nous est Old Boy, un chef d'oeuvre de mélodrame ultra-violent récompensé d'un Prix du jury à Cannes en 2004.

© Twentieth Century Fox France

Pourquoi il faut le voir ?
Si Park Chan-wook se montre ici avare en effets gore et en bain de violence visuelle, il n'a rien perdu de son sens de l'esthétique et du lyrisme. Stoker est un film visuellement éblouissant. La mise en scène est virtuose et le travail sur le son et le montage est remarquable. Park Chan-wook parvient à créer une ambiance à la fois fascinante, charmante, malsaine et inquiétante. Exactement à l'image des personnages de Charlie et India.

© Fox Deutschland

Pourquoi faire la fine bouche ?
Si l'on se concentre sur l'intrigue, celle-ci est relativement prévisible et même, décevante. Park Chan-wook nous avait habitués à davantage de perversité et de cruauté dans ses films précédents. 

Citazine a décidé de ne pas vous montrer la bande-annonce de ce film, elle en dit beaucoup trop sur l'intrigue. Un conseil, absetnez-vous. 

> Stoker de Park Chan-wook, Etats-Unis - Grande-Bretagne, 2013, 1h40

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