Comment résister à la cuite ?

mardi 31 déc. 2013 | Dorothée Duchemin

Ce soir, vous boirez trop. Ne le niez pas. Si la cuite est sûrement une fatalité, la gueule de bois, elle, ne l’est pas. Citazine vous aide à résister à l’horrible lendemain qui vous attend.

Guilleret, vous partez à votre soirée du nouvel an, bien décidé à fêter dignement ce passage en 2015. Puisqu’il faut parler vrai, vous savez déjà que votre enivrement sera excessif, vous savez déjà que vous allez prendre une grosse cuite (mais vous serez assez sage pour ne pas prendre le volant). Vous vous coucherez l’haleine chargée, le regard vide, des hoquets intempestifs secouant votre corps, des phrases insensées sortant de votre bouche.

L'ombre de la gueule de bois plannera sur les heures du petit jour. Pour éviter cela, vous auriez pu boire un verre d’eau après chaque verre d’alcool. Mais non, rapidement, vous n’y avez plus pensé. Vous auriez aussi pu vomir juste avant de vous coucher, mais non, la vue du vomi vous fait vomir. Vous auriez pu avaler un cacheton de paracétamol, mais vous n’êtes pas du genre prévoyant, il ne vous restait que du Smecta. Côté médocs d’ailleurs, évitez l’aspirine, elle freine l’élimination de l’alcool par l’organisme. Ce qui n’arrangerait pas vos affaires.

Quelques heures ont passé. Vous dormez toujours du sommeil du juste, sans savoir ce que votre lendemain vous réserve. Le ronflement lourd du sonneur. Mais bientôt votre foie commencera à faire sa besogne et ce sera le début de votre drame. C’est parti, il se met à transformer vos pintes de bières, cubis de vin et shots de Zubrowska et autres cocktails, en divers composés chimiques dont l’aldéhyde éthylique. Cette chose, en trop grande quantité dans votre corps, provoque suées, nausées et vomissements. Plus vous avez consommé, plus la teneur en aldéhyde éthylique est élevée et assombrit votre cauchemar éveillé.

Vous ouvrez les yeux, et là c’est horrible. Crampes abdominales, nausées, violentes céphalées, et même diarrhée : vous avez la gueule de bois ! En langage scientifique, vous souffrez de veisalgie, plus ronflant mais toujours aussi douloureux. Certains vous expliqueront que l’eau, le sport et une nourriture saine suffiront à vous ragaillardir. Ces gens-là n’ont jamais pris de cuite.

La première chose à faire, boire des litres et des litres d’une eau saine et claire. L’alcool a complètement perturbé le contrôle par votre corps de votre équilibre hydrique, il se met à éliminer trop d’eau. La déshydratation est responsable des douleurs musculaires et du mal de tête. Le corps va jusqu'à piocher dans les réserves d’eau de votre cerveau pour s’hydrater. Ce pompage en règle explique la réduction des méninges du cerveau : c'est sans doute la raison pour laquelle on est plus con les lendemains de fête.

En manque d’eau, votre corps est également en manque de glucose. Il lui faut du sucre à tout prix. C’est pareil pour votre cerveau. S’il n’est pas suffisamment fournit en glucose, il ne fonctionnera pas normalement. Autre raison pour être plus con les lendemains de fête… Sans que la chose ne soit scientifiquement prouvée, nos nombreuses expériences de cuites dans la rédaction nous ont appris deux choses. La première : le Coca-cola est salvateur. La deuxième : le gros Mcdo sale est aussi salvateur. De là à dire que seule l’Amérique peut nous sauver de la gueule de bois, on n’y est pas encore. N’empêche, ça fait un bien fou. Mais pensez bien à ne pas trop charger la mule. Votre foie a déjà fort à faire avec tout cet alcool à éliminer, il convient de ne pas trop lui compliquer la tâche. Un big Mac bien sucrailleux suffira.

Si cet article avait été écrit par un Anglais âgé entre 25 et 50 ans, il vous aurait dit de vous concocter un bloody Mary pour accompagner votre « English Breakfast » : vodka, jus de tomate, tabasco, sauce Worcestershire. Un cocktail plutôt violent. Davantage à cause du jus de tomate que de la vodka. Cependant l’Anglais n’a pas tout à fait tort. Avec son breuvage, il relance la machine et apaise, un temps, la souffrance. Le plus de la solution : un soulagement immédiat. Le moins de cette solution : vivre une gueule bois éternelle soignée par l’alcool qui causera la gueule de bois du lendemain. Vous seriez un peu Bill Murray dans Un jour sans fin, l’alcoolisme latent en prime…

Le mieux est encore d’aller se coucher. Vous vous réveillerez sous de meilleurs auspices. Prêt à oublier ce que vous avez juré la veille : ne plus jamais boire.

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